Je ne veux pas éteindre

Spectacle en salle, tout public

 

 

 

Un accident de voiture impliquant deux amies ayant pour passion commune le violon. L'une survit, l'autre non. Nous sommes plongés au coeur des rêves de la survivante, qui se bat avec la culpabilité, la douleur, la peur de vivre sans l'autre.

Je ne veux pas éteindre est une pièce de théâtre écrite par Charlotte Roy en 2019.

La scène, comme un écrin, accueille deux personnages, Moi et L'Autre.

La pièce offre un voyage au sein de rêves où l'histoire du personnage Moi, une jeune femme, se révèle par pincées. Tout au long de cette traversée viennent à sa rencontre des personnes importantes de son histoire, ou de simples inconnus On y rencontre l’univers du personnage, centré autour d’un deuil. La douleur physique, la culpabilité, la tristesse, la difficulté à retrouver le cours de la vie sont évoquées dans une atmosphère onirique, sans être vaporeuse, parfois comique, à travers une partition très rythmée, où s’enchaînent une vingtaine de scènes aux ambiances très différentes. Il y a de la folie, du mouvement, des rires, des cris.

 

 

 

 

 

 

 

Musique

Le violon y tient une place centrale. Il reliait Moi et celle qui n’est plus là. Le deuil, difficile, se dessine autour de cet instrument. La musique tient donc une place centrale dans la pièce à travers le duo de violonistes. Seuls objets présents sur scène, les violons sont à la fois le sujet, le lien entre les deux personnages principaux et la seule présence musicale de la pièce.

Les deux comédiennes sont violonistes et interprètent le premier mouvement du concerto pour deux violons de Bach et le deuxième mouvement du concerto pour deux violons de Vivaldi.

 

Scénographie

L’espace est délimité par un cadre en métal placé en hauteur, d’où sont accrochés cinq guindes horizontales. De ces guindes pendent des centaines de fils blancs qui traversent verticalement l’espace, de jardin cour.

Le décor évolue durant la pièce, par des jeux simples de machinerie. En effet le cadre peut monter et descendre. De même, les fils forment des rideaux qui permettent de sculpter l’espace de suggérer différents lieux, avec une portée poétique forte, à la fois décor, et accessoires.

Les comédiennes ne sortent pas de scène.

Cette verticalité évoque le rapport de la terre au ciel, du monde des racines au monde des esprits.

On est dans le rêve, on est dans un espace entre le matériel et le spirituel. On touche du bout du doigt l’autre monde, pour finalement revenir vers la terre.

L'équipe

Charlotte Roy : texte, mise en scène, scènographie

Vinciane Amilhon : rôle de "Moi", violon

Emilie Launay-Bobillot : rôle de "L'Autre", violon

Maude Raymond : création lumière

Philippe Cottais : construction du décor

Jean-Sébastien Bach, Vivaldi : musiques

Remerciements à Valery Rybakov pour ses précieux conseils

 

 

 

Calendrier de la création


Mai à juillet 2019 : écriture du texte

Décembre 2019 : auditions

24 et 25 janvier, du 25 au 27 février : travail à la table, premières ébauches de travail

Du 3 au 10 aout 2020: résidence à la Ferme de Trézenvy (Plougasnou), création d’un teaser.

Du 4 au 12 mars 2021 : résidence avec construction de décor à l’espace Dromesko à Rennes

Du 26 avril au 12 mai : résidence à l’espace An Dour Meur de Plestin-les-Grèves (22), création lumière.

10 septembre 2021: Première représentation au Roudour (St-Martin-des-Champs, 29)

12 mars 2022 : Représentation à An Dour Meur (Plestin-les-Grèves)

Presse :

Lors de la représentation de vendredi, en présence de la presse, le petit public était ému, parfois aux larmes. Le motif de la pièce, c'est souvent le cas dans l'art contemporain, était vif, cru et poétique. (...) Faite de chair et de sang, mais aussi de mots, de musique et de danse, la pièce porte émotionnellement grâce aux deux remarquables interprètes, Vinciane Amilhon et Emilie Launay-Bobillot, à la fois comédiennes, danseuses et violonistes. La pièce se termine par un sublime duo pour violons de Jean-Sébastien Bach.

(Ouest France 10/05/21)

À propos du texte :

Avis de la commission ARTCENA (délégation du ministère de la culture, aide nationale à la création de textes dramatiques):

Le parti pris extrêmement fort de l’écriture (Moi/l’Autre) est tenu jusqu’au bout, avec une délicatesse, une sensibilité et un sens de la variation qui emportent l’enthousiasme. Certains lecteurs saluent la "prouesse" de mettre en jeu une telle tragédie intime sur un mode onirique et décalé aussi inspiré. Les expériences de deuil ont engendré l’écriture de quantités et de quantités de textes, mais rares sont ceux qui parviennent, comme celui-ci, à devenir un vrai objet littéraire et théâtral, singulier et universel.

Certaines fulgurances, certains retournements de la conscience, dans les face à face notamment entre Moi et la Défunte peuvent être bouleversants.

L'autrice parvient à faire rire le lecteur avec le vertige d’une telle douleur, ce qui rend la partition "absolument poignante". L'autrice parvient par l'humour à faire entendre l’incommensurable de la douleur à surmonter.

Tout est fin, juste, surprenant... pas de gras, aucune complaisance, bravo !

Le Livre dort, il rêve ...

"C’est une pièce extraordinaire que nous livre aujourd’hui la Compagnie Trois Quatorze à partir de l’écriture de Charlotte Roy qui mêle la douceur à l’humour décalé, un vocabulaire un brin désuet et une constante élégance… presque trop belle pour décrire l’expérience fracassante d’un accident de la route en plein hiver sur une route glacée, générant le drame de la disparition d’une des passagères, morte qui vient hanter les rêves de la survivante. Mais la barbarie de l’instant initial est constamment mise à distance par la poésie singulière des trouvailles scéniques de Charlotte Roy, à la fois très simples et très sophistiquées…

Le décor de fils sur châssis rappelle les « Pénétrables » de Jésus Raphael Soto, mais avec la douceur de la laine en plus… Laine qui, elle, évoque plutôt l’univers féminin du fil qui sert à tisser des liens, à réparer, à rapiécer les âmes perdues et les coeurs abîmés par la puissance dévastatrice du deuil : tour à tour pansements, spaghettis qui nourrissent, drap ou linceul qui protège et enveloppe mais peut aussi séparer… Les deux comédiennes, magnifiques de justesse et qui oscillent entre exubérance et retenue, nous dévoilent des trésors de jeu subtil et audacieux et sollicitent nos émotions à partir du registre sonore inégalable des violons jouant de concert. Une magnifique réussite." Christine

"Beaucoup d'émotions dans cette pièce dramatique onirique qui s'achève par une musique salvatrice..." Paul

 

"Tour à tour vulnérables, flamboyantes, drôles ou aériennes, le duo de comédiennes formé par Emilie Launay-Bobillot et Vinciane Amilhon vibre de concert sur le texte onirique et poétique de Charlotte Roy. On plonge dans cet univers avec délice." Hélène

"Un sujet sensible traité avec intelligence et subtilité qui vous emmène dans les profondeurs de l’âme où s’emmêlent conscient et inconscient. Mise en scène avec force et légèreté pour une interprétation brillante." Alain

"Bravo Charlotte pour Je ne veux pas éteindre ! Bravo aussi à toute l'équipe!

Rythme, propos, scénographie, jeux de lumières et autres ingrédients de régie ont tenu la promesse d'un résultat alliant ton originalité artistique et ton grand professionnalisme.

Je ne veux pas éteindre est à savourer de part en part, de fluidités en eaux troubles, d'imaginaire en plein rêve éveillé.

L'ombre et la lumière s'y partagent le plateau et nous offre le choix du non choix qui s'impose avec délicatesse et fermeté: voyager au présent, ensemble, quoi qu'il arrive.  Merci!" Delphine

"Je voulais vous féliciter pour la qualité et l'humanité de votre représentation. Ces émotions que vous éveillez, que vous transmettez, , cette douce chaleur, cette lumière dans la nuit, tout ça m'avait drôlement manqué. Merci à vous d'exister et de faire ce que vous faites." Emmanuel

 

"J'ai été agréablement surprise par la pièce. J'ai été tres touchée par le coté a la fois autobiographique et onirique, poétique, parfois philosophique.

C'était aussi tres inventif, ce décor mouvant. Et les comédiennes superbes, claires dans leurs changements de personnages clairs et justes je trouve. Bravo!" Morgane

"Je me suis tout de suite sentie bien dès les 1ers mots de la pièce. On se laisse porter facilement par les intonations, les enchaînements, le rythme des phrases, des mots et des voix !

L'écriture est vraiment sensible et toute à la fois directe ! J'aime ces contrastes !

Les 2 comédiennes, sincères et pleines d'élans, nous emportent dans leur monde ; mêlant et entremêlant (dans un dédale de fils comme cadre de mise en scène) les souvenirs, les douleurs, et les joies d'un duo de musiciennes qui a été et qui n'est plus ! 

Emilie et Vinciane sont très talentueuses et elles transmettent généreusement toute leur énergie !
L'humour et la légereté ne sont jamais loin non plus, pour moi c'est ça la "patte" de Charlotte Roy ! Elle tisse un tableau dramatique mais toujours onirique et un brin caustique !

Enfin, ce décors de fils suspendus sur un cadre au dessus de la scène est tout à fait original et permet à la fois toutes sortes de possibilités de mouvements fluides ou enchevêtrés tout comme les sentiments et les mots des personnages ! On s'y perd avec elles, on y étouffe presque un peu aussi...comment se sortir du labyrinthe ? L'issue est la force de cette pièce ! J'ai beaucoup beaucoup aimé en fait !! Encore Bravo !"

Sigrid

"Beaucoup d’émotion dans cette pièce interprétée par 2 comédiennes en osmose avec le texte. J’ai ri... j’ai pleuré..." Véronique

"Une immersion imagée et intime dans un esprit en deuil. Des actrices convaincantes dans leurs jeu des multiples personnalités. Un décor simplement inventif et efficacement créatif." Daniel

"Vraiment j'ai été très touchée, passant par multiples émotions, subtilement.

la mise en scène est très réussie, la scénographie aussi, le texte, le jeu des comédiennes, et la lumière..

je crois que si on enlevait un de ces éléments on perdrait le fil de l'histoire, aussi onirique soit elle, et c'est ce subtil accordage entre tous les éléments qui tendent un fil parmi tous les fils.

Alors vraiment très beau travail."

Claire Lise

"J'ai adoré cette pièce.

Ça m'a remué et réconforté en même temps.

Merveilleuse et touchante expression des deux actrices et une scénographie pleine de possibilités de projection en fonction des scènes." Hannah

"Beaucoup d’émotions, accord très précis/ interessant du décor dans la mise en scène, texte ciselé

 

Les actrices nous entrainent dans un cheminement onirique, où se mêlent réalité, rêves et cauchemars.

Le traumatisme de la perte, la douleur/difficulté du nécessaire renoncement et au bout du chemin la possible reconstruction comme une renaissance.

Cette pièce atteint au profond de l’âme de ceux qui veulent bien se laisser emporter. Elle fait tant écho aux expériences vécues et prend sans doute un caractère tout particulier dans le contexte actuel.

On s’y plonge, on est ému, on sourit et on ose même rire, bien que les larmes ne soient pas bien loin et coulent sur la joue." Isabelle​